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Une des dernières soirées de Carnaval De Carlo Goldoni

Date

mar 08 juin 21h30

mer 09 juin 21h30

Lieu

Château du Plessis-Macé

Heure

2h10

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Metteur en scène

Clément Hervieu-Léger

Distribution

Clément Hervieu-Léger | De la Comédie Française

Comédiens : Aymeline Alix, Erwin Aros, Louis Berthélémy, Clémence Boué, Jean-Noël Brouté, Adeline Chagneau, Marie Druc, Charlotte Dumartheray, M’hamed El Menjra, Stéphane Facco, Juliette Léger, Jeremy Lewin, Clémence Prioux, Guillaume Ravoire
Daniel San Pedro

Chorégraphies : Bruno Bouché
Maquillages et coiffures : David Carvalho Nunes
Réalisation sonore : Jean-Luc Ristord
Conseil musical : Erwin Aros
Collaboratrice artistique à la mise en scène : Elsa Hamnane

Création le 27 septembre 2019 au Théâtre de Carouge / Suisse
Représentations au Théâtre des Bouffes du Nord du 8 au 29 novembre 2019
Production CICT – Théâtre des Bouffes du Nord
Coproduction Théâtre de Carouge / Suisse ; Compagnie des Petits Champs ; Théâtre de Caen ;
La Coursive – Scène Nationale de La Rochelle ; Scène Nationale d’Albi ; Espace Jean Legendre – Théâtre de Compiègne ;
Scène Nationale du Sud-Aquitain ; Théâtre de Suresnes – Jean Vilar ; Le Cercle des partenaires des Bouffes du Nord ; En cours…
La Compagnie des Petits Champs est conventionnée par la DRAC Normandie – Ministère de la Culture et de la Communication et
reçoit le soutien du Département de l’Eure et de la Région Normandie.
Avec le soutien de la Spedidam.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.

Résumé

La scène se passe chez Zamaria, tisserand vénitien, le dernier soir du Carnaval. Les invités arrivent les uns après les autres. Parmi eux, le jeune dessinateur Anzoletto qui doit prochainement quitter Venise pour Moscou où il est invité par des artisans italiens. Rien de spectaculaire donc…
Une simple soirée entre amis au cours de laquelle il est question d’un départ. Et puis question d’amour aussi. On joue aux cartes, on dîne, on danse. Faut-il partir ? Faut-il rester ? On parle de Moscou. Et soudain le théâtre de Goldoni semble annoncer celui de Tchekhov : « Un théâtre de la socialité » pour reprendre les mots de Bernard Dort.

 

« Festive et mélancolique, Une des dernières soirées de Carnaval de Carlo Goldoni orchestrée avec finesse et sobriété par Clément Hervieu-Léger au théâtre des Bouffes du Nord, à Paris, réjouit les coeurs et transporte le spectateur dans la Venise du XVIIIe siècle. » La Croix

« Subtile et précise, la mise en scène par Clément Hervieu-Léger de l’ultime pièce italienne du dramaturge avant son exil à Paris ravit par son esprit de troupe. » Libération

Note d’intention

Venise 1762. La rivalité entre Carlo Goldoni et le Comte Gozzi pour régner sur la scène théâtrale vénitienne prend des allures de guerre d’usure. Et Goldoni, qui fût l’enfant chéri de la Sérénissime se voit contraint de quitter la ville qui fut toujours sa principale source d’inspiration. Il accepte le contrat de deux ans que lui offre la Comédie des italiens de Paris. Là-bas, dans la patrie de Molière, peut-être sera-t-il mieux compris. Il faut donc partir. Mais il lui faut d’abord prendre congé de son public. Ainsi Goldoni écrit-il Une des dernières soirées de Carnaval. Une pièce en guise d’adieu. Une pièce que son auteur présente, dans un avertissement au lecteur, comme une allégorie du théâtre car il s’agit bien d’une dernière, au sens théâtral du terme.

Une des dernières soirées de Carnaval n’est pas une des pièces les plus connues de Goldoni. Elle me semble pourtant l’une des plus audacieuses. D’aucuns diraient l’une des plus modernes. Avec l’acuité sociologique qu’on lui connaît, Goldoni pousse jusqu’au bout son désir de rupture avec les archétypes comiques hérités de la Commedia dell’arte. Il n’est plus question ici de masques. « Mes caractères sont vrais, simples et agréables, indépendamment du fond de la comédie » écrit-il en préambule de sa pièce. Goldoni rejoint ici les préoccupations dramaturgiques de celui qu’il considérait comme son maître, Molière.

C’est justement Molière qui m’a conduit à Goldoni. Après Monsieur de Pourceaugnac, j’avais envie en effet de continuer à interroger les rapports complexes qui régissent toute microsociété. Le théâtre de Goldoni est un théâtre de troupe. Il n’y a pas ici de premiers ou de seconds rôles. Il n’y a que des individus qui tâchent de vivre ensemble. Vivre ensemble : c’est cette histoire passionnante qu’il convient de raconter, rappelant ce faisant à quel point le XVIIIème siècle continue cruellement à nous parler de nous.

Cette dernière soirée de Carnaval est pour chacun l’occasion de se retrouver face à lui-même comme face aux autres, d’avouer des sentiments qu’il n’osait dire, de se pâmer, de s’agacer, de rire aussi, et puis de chanter et de danser, car il n’est point de carnaval sans musique. « Allez, la compagnie est réunie ! ».

Clément Hervieu-Léger

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