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After the End De Dennis Kelly

Date

lun 14 juin 21h30

Lieu

Cloître Toussaint - Angers

Heure

1h10

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Metteur en scène

Antonin Chalon

Compagnie

Cabotine - Compagnie Zabou Breitman

Distribution

Traduction de Olivier Werner et Pearl Manifold – L’Arche éditeur

Comédiens : Nicolas Avinée, Marie Petiot
Scénographie – Costumes : Salma Bordes
Lumières : Quentin Maudet et Antonin Chalon
Son : Rémi Billardon et Antoine Henry de Villeneuve

Production : Cabotine – Compagnie Zabou Breitman
Coproduction : Anthéa, Théâtre d’Antibes
Avec le soutien de la Chartreuse – CNES et du Théâtre de la Porte Saint-Martin
Avec le soutien de la Ville de Paris

Résumé

Louise se réveille dans un abri souterrain antiatomique. Elle ne se souvient de rien. Mark dit l’avoir sauvée suite à une explosion nucléaire, provoquée par des terroristes. Dans cet espace confiné où tout est rationné, même l’air que l’on respire, ils se retrouvent face à face. Se joue alors un « pas de deux » entre Mark et Louise, enfermés ensemble hors du temps, en proie au délire dans ce lieu qui est nulle part. C’est ici que peuvent ressurgir les instincts ancestraux, le rapport de force originel entre un homme et une femme : désir, lutte de territoire, pouvoir du bourreau sur sa victime. Le danger est-il réellement dehors ?

“L’hyperréalisme fulgurant de l’écriture de Dennis Kelly nous saisit dès les premières minutes. ” Spectatif – Frédéric Perez
“Antonin Chalon, avec finesse et sens du tempo, parvient à s’inscrire dans le présent des mots. Impossible de deviner ce qui va se passer la seconde d’après.” Télérama TT – Joëlle Gayot

Note d’intention

Huis clos à l’hyperréalisme glaçant, thriller psychologique hypnotisant… j’ai choisi de monter cette pièce car elle allie la puissance du travail d’orfèvre de la langue de Kelly à la jubilation d’un face à face d’acteurs qui laisse toute la place au jeu. Dans ce bunker souterrain coupé du monde extérieur se joue un ‘pas de deux’ entre Mark et Louise, enfermés ensemble hors du temps, en proie au délire dans ce lieu qui est nulle part. C’est ici que peuvent ressurgir les instincts ancestraux, le rapport de force originel entre un homme et une femme : désir, lutte de territoire, pouvoir du bourreau sur sa victime qu’il affame, menace et manipule. Jamais manichéen, Kelly explore avec virtuosité toutes les combinaisons possibles de ce duo à la vie à la mort. Ce texte m’apparait comme un cadeau fait aux deux interprètes qui incarnent Mark et Louise. La complicité qui existe entre les deux comédiens Xavier Guelfi et Marie Petiot permet de s’enfoncer dans la violence psychologique et physique de ce texte tout en y conservant la joie d’un jeu extrêmement précis et fusionnel entre les deux acteurs qui finissent par ne faire qu’un dans cette machine lancée du premier mot jusqu’au dernier. L’enjeu d’After the End réside dans la porosité de la frontière entre l’illusion et le réel. Ce qui est donné à croire, et ce qui est. Ce qui est donné à voir, et ce qui reste invisible. Tout l’art de Kelly se situe dans le mariage entre un hyperréalisme aux contours glaçants et la poésie qui advient lorsque deux êtres se font face, avec leur imaginaires, leurs corps, leurs mots et leurs silences.
C’est sur la direction d’acteur que j’ai choisi de mettre l’accent. L’espace scénique viendra accompagner la performance des acteurs, notamment lors des séquences de violence qui forment un enjeu majeur de mise en scène. Les lumières viendront ponctuer l’action pour renforcer la perte de repères temporels. Les surfaces feront écran pour des projections vidéos, nous embarquant dans la zone grise des délires et des fantasmes que nous projetons sur le réel et sur cet Autre qui nous fait face.

Antonin Chalon

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