• lundi 18 juin • 19H00
    Grand Théâtre d'Angers

LE POTENTIEL ÉROTIQUE DE MA FEMME
spectacle complet

D'après David Foenkinos - Compagnie C'EST PAS DU JEU

Mise en scène Sophie Accard – Avec Sophie Accard, Léonard Boissier, Jacques Dupont, Benjamin Lhommas, Anaïs Merienne, Léonard Prain – D’après le roman de David Foenkinos – Adaptation Sophie Accard et Léonard Prain – Scénographie Blandine Vieillot – Lumières Sébastien Lanoue – Costumes Atossa – Musique Cascadeur

Durée : 1h20 – à partir de 12 ans

 

LA PIÈCE

On dit souvent qu’il existe des hommes à femme, on peut considérer qu’Hector est un homme à… objet. De badges de campagne électorale en thermomètres, en passant par les dictons croates, Hector collectionne tout, depuis toujours. Cette dépendance le rend malheureux et l’exclut de toute vie sociale, il prend alors une résolution majeure : arrêter les collections. Jusqu’au jour où il rencontre Brigitte qui va provoquer chez lui une nouvelle passion tout à fait inattendue…

 

NOTE D’INTENTION

J’ai eu un véritable coup de foudre pour ce roman et tout de suite l’envie de faire vivre ses personnages au théâtre. La singularité du style, l’humour de David Foenkinos et le surréalisme des situations ont immédiatement fait écho à ma propre fantaisie.

Il est assez jubilatoire de pouvoir jouer à la frontière du ridicule : rendre réels des personnages caricaturés à l’extrême, laisser croire à la normalité de situations incongrues ou encore s’amuser des clichés avec une ironie bienveillante. Si les personnages du roman sont des anti-héros par excellence, ils n’en restent pas moins des êtres humains attendrissants et fragiles : le père et sa moustache (hommage au grand-père terrassé par un régiment allemand), la mère et sa soupe (préoccupation majeure de sa vie), Ernest et ses phrases toutes faites, Gérard et sa fameuse course de vélo, sans parler du docteur bronzé, des collectionneurs anonymes, de la concierge ou encore des employés de La Poste et de tous
les autres….
Le talent de David Foenkinos réside clairement dans l’art de camper ses personnages. Il les polit jusque dans les moindres détails, les dessine avec une telle précision qu’il arrive toujours à rendre fascinants les êtres les plus ordinaires de son roman. Le passage à la scène était pour moi une nécessité. D’ailleurs, les formules Foenkinosiennes devraient être dites à voix haute. Formules si jolies qu’on aimerait bien les conserver dans une petite boîte pour s’en faire une délicieuse collection.

Sophie ACCARD