• mercredi 20 juin • 19H00
    Grand Théâtre d'Angers

ANDROMAQUE OU LE COMBAT POUR L’HUMANITÉ

De Jean Racine - Compagnie Anastasis

Metteur en scène Anne Delbée – Assistant David Gravenhorst – Avec Emilie Delbée, Valentin Fruitier, Mickaël Winum, Laure Portier, Emmanuel Barrouyer, Esther Moreau, Larrio Ekson, Stanislas Perrin, Arthur Campardon – Scénographes Vincent Lievore, Dominika Griesgraber, Abel Orain – Costumes Christian Lacroix, Mine Barral Vergez – Musique Patrick Najean – Lumières et régisseur général Abdénor Mezlef

Durée : 2h20 – à partir de 12 ans

 

LA PIÈCE

Les restes d’un mur éventré. Un mur de marbre blanc. Un plateau de cendres noires d’où émergent des sculptures à moitié renversées, décapitées. La civilisation a été détruite. La guerre a fait son œuvre.

Pyrrhus doit épouser Hermione, la fille du roi de Sparte Ménélas et d’Hélène, mais il tombe amoureux d’Andromaque, sa captive, veuve d’Hector tué pendant la guerre de Troie.

Oreste, ambassadeur des Grecs, vient demander en leur nom la mort du fils d’Andromaque, redoutant que celui-ci puisse un jour vouloir se venger de la défaite de Troie. Mais le réel motif de ce déplacement pour Oreste est de revoir Hermione dont il est épris.

Andromaque et son enfant, se retrouvent au centre de l’arène fumante.

Andromaque telle une lionne qui défend son petit va résister jusqu’au bout avec ses seules armes : La parole.

 

 

NOTE D’INTENTION

Pourquoi remonter Andromaque ?

Je l’ai mise en scène des dizaines de fois, j’ai joué le rôle-titre que je transmets aujourd’hui.

Atteindre enfin LA mise en scène à laquelle je n’ai cessé de travailler au détour de chaque vers du poète de vingt-huit ans qui osa jeter ce brûlot en plein XVIIème siècles.

Cette pièce, essentielle car elle fait entendre Jean Racine comme le poète ultime d’aujourd’hui.

Le plus contemporain qui nous hurle avec toute l’insolence de la jeunesse l’urgence de nous redresser, de vivre debout, et de sauver telle Andromaque cette humanité en déshérence engluée dans la dérision, l’imbécillité consentie et le mépris de l’autre au service des modes.

Enfin la Tragédie ! Cela devient rare sur les plateaux de théâtre. La Tragédie, le témoignage incandescent de l’être humain qui se dresse même solitaire pour dire non à la Barbarie. Car la Tragédie n’est pas triste _ Au contraire elle est l’acte lumineux d’une renaissance.

J’ai réuni neuf acteurs fous de Tragédie que j’ai le privilège de faire travailler. Une nouvelle génération de tragédiens, une jeunesse avide de démesure, de folies, de Racine.

Témoignage d’une transmission qui fait partie de l’histoire du théâtre.